Autun. Un curé raconte sa cathédrale PDF

Elle est aussi un monument historique, et le siège du diocèse de Nevers. Martyrs des premiers siècles de l’ère chrétienne, Cyr et Julitte furent suppliciés vers l’an 304, au cours des dernières grandes persécutions autun. Un curé raconte sa cathédrale PDF par l’empereur romain Dioclétien. Mgr Fourcade, évêque de Nevers à l’époque.


La butte de Nevers a été très tôt un site religieux. Les vestiges d’un temple gallo-romain dédié à Janus ont été découverts vers 1904, lors de fouilles archéologiques au pied de l’édifice. L’édifice a été orienté le chœur à l’ouest. Cette disposition particulière peut s’expliquer par la nécessité primordiale de s’implanter sur le site païen, sans pour autant tourner le dos à la ville. La légende raconte que Charlemagne aurait rêvé être poursuivi en forêt par un sanglier furieux et qu’en implorant l’aide céleste, un enfant à demi-nu aurait promis de le sauver s’il lui donnait un vêtement. Le monarque acceptant, l’enfant s’en serait allé, à califourchon sur le sanglier.

Charlemagne aurait convoqué ses conseillers et leur aurait raconté ce rêve. Parmi eux, Jérôme, évêque de Nevers, expliqua au roi que l’enfant qu’il avait vu était saint Cyr, que le voile demandé représentait la restitution des biens confisqués de l’Église ainsi que la restauration de la cathédrale qui, dès lors, est consacrée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte. Les reliques de saint Cyr et de sa mère sainte Julitte furent amenées, durant cette période, en deux fois. La première depuis l’abbaye Saint-Savin-sur-Gartempe où plusieurs communautés religieuses placèrent leur trésor à l’abri des invasions. Nevers, sans que l’on en connaisse le détail. Saint-Jean construite en bel appareil de pierre. Après un incendie en 1211 qui détruisit de larges portions de la cathédrale, L’évêque Guillaume de Saint-Lazare la reconstruisit dans le style  nouveau  gothique.

Le chœur et le transept roman, moins atteints par l’incendie ont été conservés. Durant les travaux de reconstruction, ils présentaient l’avantage certain de pouvoir poursuivre l’exercice du culte. Une fois les travaux terminées, il aura certainement manqué une volonté ferme ou des crédits conséquents pour édifier une façade appropriée. La présence d’un transept gothique à l’est, en plus du transept roman toujours existant, n’est pas réellement prouvée.