AUSSI LOIN QUE S ETEND PLAINE PDF

Parc de Sceaux, plaine des quatre statues. Le parc de Sceaux, ensemble du domaine de Sceaux, est propriété du département des Hauts-de-Seine et son parc s’étend sur les territoires des communes de Sceaux AUSSI LOIN QUE S ETEND PLAINE PDF d’Antony. Colbert puis de son fils le marquis de Seignelay.


121 sur la commune de Sceaux, 60 à Antony. Le château de Sceaux accueille depuis 1937 les collections du musée de l’Île-de-France, renommé en 2013 musée du domaine départemental de Sceaux. Charlotte de Savoie avec toute la Cour. Il avait réuni les trois fiefs formant la seigneurie de Sceaux : Ceaux-le-Petit, l’Enffermerie de Saint-Germain-des-Près et Ceaux-le-Grand. Baillet : Renée, Isabeau et Charlotte, qui, en indivision, laissèrent le domaine à vau-l’eau.

Louis Potier de Gesvres, époux de Charlotte, baron de Gesvres et conseiller du roi, racheta le domaine en 1597. Il avait acheté en 1595 la seigneurie de Blérancourt. Son frère, Nicolas III Potier, avait épousé une autre des filles, Isabeau. Sceaux est érigée en châtellenie en 1612 et en baronnie en 1619-1624 pour le fils cadet de Louis, Antoine Potier de Sceaux, greffier des ordres du Roi. Il procède à d’importantes acquisitions foncières afin d’agrandir le domaine qu’il porte à une centaine d’hectares. Le château comportait un corps central flanqué de deux pavillons et, en retour d’équerre, deux longues ailes en rez-de-chaussée terminées par deux pavillons.

Celui de gauche, carré à l’extérieur mais circulaire à l’intérieur et sommé d’une coupole, renfermait la chapelle, décorée par Charles Le Brun. Le parti d’ensemble, déjà démodé à l’époque de la construction, trahissait le souci de Colbert de ne pas répéter l’erreur de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte : bien que considérablement agrandi par rapport à la modeste demeure des Potier de Gesvres, le bâtiment devait donner le sentiment d’une implantation antérieure aux travaux du ministre. Pour les jardins, Le Nôtre créa un axe nord-sud parallèle à la façade principale du château : sur plus d’un kilomètre. Il commençait du côté du village avec un bassin en demi-lune, puis suivait deux allées, une grande cascade et, en contrebas, le bassin dit de l’Octogone. D’est en ouest s’étageaient des terrasses à pans coupés. La Grande Cascade, dont les eaux sortaient des urnes de deux statues de fleuves dues à Antoine Coysevox, faisait l’admiration des contemporains.

En 1675, Nicolas le Jongleur, fontainier méconnu, fut associé au paysagiste. Le domaine, comme Versailles, étant en manque d’eau, il créa plusieurs conduites à partir des communes environnantes. La première captait les eaux des Vaux-Robert près de Fontenay-aux-Roses. Mais en 1680, l’étang Colbert fut réalisé au Plessis-Piquet afin de recueillir les eaux pluviales.

En août 1673, Colbert reçoit dans son château Monsieur, frère du roi, venu solliciter des subsides pour une fête qu’il projette de donner. Sceaux réunie dans le jardin merveilleusement éclairé. Le souverain, enchanté, dira à son ministre qu’il ne s’est jamais si agréablement diverti, et le Mercure galant écrit de la fête  qu’elle fut somptueuse sans faste, et abondante en toutes choses sans qu’il y eût rien de surperflu . En octobre 1677, Colbert invite tous les membres de l’Académie française.

Le château de Sceaux au temps de Colbert, vu depuis l’avenue d’entrée. Lorsque Colbert meurt en septembre 1683, le château de Sceaux devient la propriété de son fils, l’aîné de neuf enfants, le marquis de Seignelay, homme brillant qui succéda également dans plusieurs des charges de son père : Marine et secrétariat d’État à la Maison du roi. Parc dans lequel il fait créer par Le Nôtre un second axe, perpendiculaire à l’axe originel, en creusant le Grand Canal, long de 1 140 mètres, achevé en 1691 et la création de la terrasse le surplombant dite aujourd’hui  Terrasse des Pintades . Le 16 juillet 1685, Seignelay reçoit le roi et la Cour lors d’une fête demeurée célèbre, organisée par l’ornemaniste Jean Berain. Le roi se promène longuement dans les jardins. Grand Condé, tient à Sceaux une cour brillante. Elle crée, en 1703, l’ordre de la Mouche à Miel et sa devise est :  Je suis petite certes mais je fais de cruelles blessures , vers tiré de L’Amintas du Tasse.