Algérie : La Question kabyle PDF

Femme kabyle défilant au jardin d’essai du Hamma, à Alger. Ils peuplent le littoral et les divers massifs algérie : La Question kabyle PDF de la région : les montagnes du Djurdjura, des Bibans et des Babors.


Que veut la Kabylie ? Région oubliée d’un pays qui a sombré dans le chaos, la Kabylie a toujours été jalouse de sa spécificité berbère. Niée par la colonisation, niée par l’Algérie indépendante, elle est victime d’une arabisation forcée et d’une répression devenue sanglante à partir d’avril 2001. De révolte en révolte, pour tenter de démocratiser l’Algérie, la Kabylie s’est trouvée isolée dans son combat. Son particularisme réclame un traitement à part. Aujourd’hui se pose la question de son autonomie et c’est à cette question que répond avec vigueur et conviction Ferhat Mehenni. Ce livre est une lettre ouverte aux Kabyles pour qu’ils prennent leur destin en main, et, pour tous, l’occasion de faire le point sur la Kabylie.

Kabyles fournissent le premier groupe berbérophone par le nombre en Algérie. Ils sont aujourd’hui présents dans d’autres régions d’Algérie notamment à Alger, et parmi la diaspora algérienne en France. Le terme originel « Qabail » qui signifie en arabe « Tribus » est utilisé pour la première fois à l’arrivée des arabes musulmans au Maghreb pour désigner les habitants de l’arrière-pays qui vivaient en confédérations et tribus. C’est donc ce terme que les Français utiliseront pour désigner ces montagnards qui portaient des noms différents en fonction des tribus auxquelles ils appartenaient. L’appellation « zwawa » qualifiait ainsi tous les kabyles en général, son équivalent en langue berbère étant « izwawen ». Zouaoua a donné en français zouave, puisque les premiers fantassins indigènes étaient originaires de cette confédération.

Pour un article plus général, voir Histoire des Berbères. Dans l’antiquité, les Kabyles sont organisés en confédérations que les Romains appellent Quinquegentiens et Bavares. Il est plus tard annexé par l’Empire romain, et est divisé entre les provinces d’Afrique et de Maurétanie césarienne. Omeyyades contrôlent les plaines de la Kabylie, mais pas toutes les campagnes.

L’Islam est introduit progressivement et pacifiquement sous l’impulsion de marabouts. Après la Grande révolte berbère, les Kabyles restent indépendants du joug aghlabides. Carte des mouvements fatimides au Maghreb de 909 à 973. Après l’effondrement des Hammadides, la Kabylie passe régulièrement sous le joug de diverses dynasties berbères, alors qu’une grande partie de l’intérieur n’est pas contrôlée efficacement. Les Kabyles sont relativement indépendants du joug Ottoman pendant l’époque ottomane du Maghreb. Les Kabyles alliés aux Ottomans reprennent Béjaia définitivement en 1555. Lalla Fatma N’Soumer, résistante à la conquête de la Kabylie par la France dans les années 1850.

Krim Belkacem, chef historique du Front de libération nationale durant la guerre d’Algérie, originaire de Oued Ksari, en Kabylie. Les autorités françaises confisquent beaucoup de terres aux tribus les plus rebelles et les accordent aux colons, connus sous le nom de pieds-noirs. Au fil du temps, les travailleurs immigrés sont également allés en France. Dans les années 1920, les travailleurs immigrés algériens en France organisent le premier parti de promotion de l’indépendance. Depuis l’indépendance de l’Algérie, des tensions apparaissent à plusieurs reprises entre la Kabylie et le gouvernement central. En 1994-1995, un boycott scolaire a lieu, appelé  grève du cartable .

Arouch, des conseils locaux néo-traditionnels, suivent l’assassinat de Massinissa Guermah, un jeune kabyle, par des gendarmes. L’emplacement géographique de la Kabylie a joué un rôle important dans l’histoire des Kabyles. Le paysage montagneux difficile d’accès de Tizi Ouzou et Bejaïa a servi de refuge, dans lesquels les Kabyles se sont retirés quand ils étaient sous pression, ou occupés, préservant ainsi leur patrimoine culturel d’autres influences culturelles. Les Français vont progressivement réaliser la conquête de la région, et mettre en place une administration directe. Elle fait partie des montagnes de l’Atlas, et est situé au bord de la Méditerranée.

C’est l’ensemble de ces quartiers qui forment le village. Elle était composée de tous les hommes ayant atteint la majorité, et où en principe tout citoyen, quelle que soit sa condition socio-économique, pouvait prendre la parole pour exposer ses idées et prendre position lors des propositions de résolutions. L’uqil avait la responsabilité des revenus de la tajmaât, et avait en plus un droit de regard sur les décisions du chef. Le t’emen, sorte de député-maire , représentait son çof lors des réunions et transmettait les décisions. Cartographie des tribus de la Kabylie. Article détaillé : Tribus de la Kabylie. Selon la définition la plus courante en usage aujourd’hui en Algérie, le Kabyle est celui dont la langue maternelle est le kabyle, ou sinon dont les parents ont le kabyle pour langue maternelle.