100 modèles de lettres de motivation PDF

C’est ce qu’a déclaré Bernard Ramanantsoa, ex-directeur général 100 modèles de lettres de motivation PDF HEC, dans un supplément du « Monde » sur les Grandes écoles paru le 28 janvier. François Garçon, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, n’est pas de cet avis. On ne change pas une formule gagnante ! Cette injonction ne prête pas à discussion, sauf à courir après la défaite.


Inséparable du CV, la lettre de motivation est une composante stratégique du recrutement. Elle fournit à votre destinataire un élément supplémentaire pour vous évaluer. Une étape décisive et donc délicate où forme et fond doivent être soignés, peaufinés, fignolés. Ce guide vos propose 100 modèles de lettres de motivation pour comprendre ce qu’il faut faire et ne pas faire. Classées par grands secteurs d’activités-assurances, banque, conseil/audit, grande-distribution, industrie, médias, culture, social, tourisme… -et commentées par des professionnels du recrutement, elles vous aideront à mieux cerner les attentes des recruteurs, à déjouer les pièges, à mettre habilement en avant vos compétences et vos atouts. Un outil incontournable pour votre recherche d’emploi !

Les concours sont la troisième formule gagnante. Les professeurs, dans ce parcours parallèle se déroulant en lycée, eux, corrigent beaucoup de copies, ne publient rien, régurgitent ce que les universitaires dans leurs facultés ont cherché et publié et, pas fous, comptent leurs sous. Depuis plusieurs années, nombre de responsables ont compris que cet enseignement supérieur français était en faillite. Et puis, il y a les concours, une autre particularité française. Ils sont, nous dit-on, la meilleure garantie de démocratisation pour l’accès aux plus hautes fonctions du pays même si, simultanément, les études prouvent que jamais ces postes n’ont été autant trustés par les rejetons de ceux ayant réussi ces concours, 20 ans plus tôt. Dans un article publié récemment dans « Le Monde » , il plaide pour les concours, citant en exemple la Chine, l’Inde ou le Japon, trois pays, nous dit-il, adeptes des concours. Malheureuse plaidoirie : ces trois pays ne brillent en effet pas par la qualité de leur enseignement supérieur.

Oui, mais comment font alors ces pays dotés d’un enseignement supérieur vers lequel se ruent les étudiants du monde entier et qui ne pratiquent pas le concours ? Ramanantsoa entendait plaider pour l’excellence associé aux concours, il vient d’en dévoiler le secret : il force à beaucoup s’investir pour réussir le saut d’obstacles puis, une fois le concours passé, pas de « travail assidu » mais une longue sieste généralement de trois ans au Club Méditerranée. HEC qui associe avec l’excellence l’exact contraire de ce que doit être une formation intellectuelle entre 19 et 24 ans, à savoir une exploration intellectuelle sans limite, exigeante, avec élimination naturelle, au fil des cinq ans d’études, de ceux qui se trouvaient là parce que poussés par papa et maman. Chargé de conférences à l’X pendant vingt ans dans le département Humanités Sciences Sociales, j’ai souvenance d’une circulaire dans les années 1990 nous demandant, à mes collègues et à moi-même, de mettre un point aux étudiants venus à chacun de nos cours. Le semestre s’étendant sur 13 semaines, l’étudiant qui rendait une copie blanche ou l’équivalent, pouvait négliger voire saboter son examen terminal avec la garantie d’un 13 sur 20. La compétition frontale, un jour donné et à une heure précise, a son sens dans le cyclisme ou l’athlétisme. Elle n’en a aucun dans l’enseignement supérieur.

Elle réintroduit un enjeu scolaire qui n’a pas sa place. Concours, classes préparatoires, grandes écoles, classement de sortie sont des scories d’un ordre ancien, périmé, nocif. La France est entre les mains de cette engeance arrogante. Tous et toutes sont sortis de cette colonne de distillation où la bande tournante combine CPGE, concours, classement de sortie, « grandes écoles ». De l’Élysée à Areva, on voit le résultat. Et si on essayait autre chose ?