Échos Lyriques: Recueil de poésie PDF

Il s’agit également d’une des sources les plus importantes sur la première moitié de la guerre de Cent Ans. On sait très peu de choses de la vie échos Lyriques: Recueil de poésie PDF Froissart et le peu qui est connu vient principalement de ses propres chroniques et de ses poésies.


Ce recueil de poésie relate le passage d’un homme, du berceau de l’enfance aux obligations de l’adulte, avec ses peines et ses joies. Passage qu’il amorça sur des chemins diaprés des jeux de marelle, plus tard embourbés par des intempéries. Chemins qui l’ont conduit vers une course effrénée, celle de son propre dépassement. Ces pages compilent quelques fragments de son essoufflement, de sa vie tumultueuse en constante évolution, en incessante création. Créativité passionnelle qu’il puisa dans l’horizon palpitant du temps. Échos lyriques est le titre de ce recueil. Il est l’empreinte d’un commencement, d’une odyssée poétique. Il se divise en trois passages, en trois échos. Le premier volet expose l’intimité de ce penseur, le deuxième, quelques-unes de ses réflexions philosophiques et le dernier, une marée imaginaire tirée de ses sensations.

Froissart est né à Valenciennes, dans ce qui était alors le comté de Hainaut. Clerc cultivé, le jeune homme préfère la vie et les plaisirs. Aussi, vers l’âge de 24 ans, il devient poète et ses activités le désignent comme historien officiel à la cour de Philippa de Hainaut, l’épouse d’Édouard III d’Angleterre. Les mémoires de son temps au service de Philippa, entre 1361 et 1369, seront regroupés avec les récits d’autres événements dont il avait été témoin, dans le premier livre de ses Chroniques. Il voyage autour de l’Angleterre, de l’Écosse, du Pays de Galles, de la France, de la Flandre et de l’Espagne, recueillant la matière première de sa chronique. Il assiste également à Milan au mariage de Lionel d’Anvers, le fils de Philippa, avec la fille de Galéas Visconti. Il reçoit en récompense le bénéfice ecclésiastique d’Estinnes, un village près de Binche et devient ensuite chanoine de Chimay, ce qui le libère des soucis financiers.

Il revient en Angleterre en 1395 mais semble déçu par des changements qu’il considère comme la fin de la chevalerie. La date et les circonstances de sa mort sont inconnues, il semblerait avoir fini ses jours à Chimay où il avait été nommé chanoine et trésorier du chapitre de Sainte-Monégonde. Bien plus qu’à sa poésie, Froissart doit sa gloire à ses monumentales Chroniques dont les textes sont conservés dans plus de 100 manuscrits enluminés. L’un des exemplaires les plus richement enluminés est le manuscrit de Gruuthuse. Comme dans beaucoup de chroniques médiévales de son époque, les récits de Froissart relatent l’histoire officielle des différents protecteurs de Froissart et sa version des faits, qu’il ne manque pas de transformer, correspond à la propagande d’Edouard III, en justifiant notamment les meurtres gratuits de sa soldatesque.

Une station du métro de Paris porte son nom. Maurice Wilmotte, Froissart, Éditions La Renaissance du livre, 1944. Peter Ainsworth,  Froissart, Jean , in Graeme Dunphy, Encyclopedia of the Medieval Chronicle, Leiden, Brill, 2010, p. Cristian Bratu,  Je, aucteur de ce livre: Authorial Persona and Authority in French Medieval Histories and Chronicles , Authorities in the Middle Ages.

Influence, Legitimacy and Power in Medieval Society, éd. Cristian Bratu,  Clerc, Chevalier, Aucteur: The Authorial Personae of French Medieval Historians from the 12th to the 15th centuries , Authority and Gender in Medieval and Renaissance Chronicles, éd. Froissart dans sa forge : actes du colloque réuni par Michel Zink à Paris du 4 au 6 novembre 2004, Paris, Académie des inscriptions et belles lettres, diffusion de Boccard, 2006, 238 p. Palmer, Froissart : Historian, Woodbridge, Boydell Press, 1981, XI-203 p. Bernard Guenée, Du Guesclin et Froissart. La fabrication de la renommée, Tallandier, 2008, 237 p. Charles V de France: voir Chronique de Bertrand du Gueselin par Cuvelier, trouvère, E.